Opinion par Abdoulaziz DEME 

Opinion :

Comment comprendre que le gouvernement de Mohamed Ould Ghazouani reconnaisse Samba Thiam comme un interlocuteur politique légitime pour le dialogue, tout en refusant toujours de reconnaître pleinement son parti, le FPC ? Une question de Ahmed Salem D.
Ce paradoxe m’interroge et interoge  beaucoup de mes compatriotes.
D’un côté, on valorise l’homme pour sa représentativité, son discours et sa base sociale ; de l’autre, on prive son organisation des moyens légaux et politiques de peser durablement dans le jeu national.
Ce double discours illustre une logique de pouvoir où l’on ouvre le dialogue aux figures symboliques pour afficher une volonté d’ouverture, mais sans leur donner les outils concrets du pluralisme.
On capte la légitimité de l’opposant, sans accepter la légitimité de son parti.
Or, un dialogue véritable suppose la reconnaissance pleine et entière des forces politiques qui portent les courants profonds de la société  des partis comme le FPC, ou même le Paren-VE.
Sans cela, le processus reste une manœuvre de communication, non une refondation sincère des règles du jeu démocratique. Pour que le dialogue ait un sens réel, il faut passer du symbole à la structure : garantir les libertés, les règles électorales équitables, et l’égalité d’accès politique. Autrement, on ne fait que parler à Samba Thiam sans vraiment écouter ce qu’il représente.
Abdoulaziz DEME
Patriotes Unis
Le 07 janvier 2026

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