Birama Dah Abeid dénonce une dégradation des droits humains en Mauritanie (shemsmaarif.info)
Birama Dah Abeid dénonce une dégradation des droits humains en Mauritanie

Le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Biram Dah Abeid, a dénoncé une détérioration persistante de la situation des droits humains en Mauritanie.
Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi, le député et ancien candidat à la présidentielle a estimé que le pays se trouvait, selon ses propos, « hors de l’État de droit depuis 1978 ». Il a accusé les autorités de violer aussi bien les conventions internationales que les lois nationales.
Biram Dah Abeid a également affirmé que lui-même ainsi que Bakary Tandia, représentant de l’IRA aux États-Unis et cofondateur d’une organisation abolitionniste américaine, se considéraient en rupture avec ce qu’il a qualifié de « système répressif ».
Pour sa part, Bakary Tandia, qui possède les nationalités mauritanienne et américaine, a indiqué que les membres de la délégation avaient suivi les procédures administratives habituelles afin d’obtenir leurs visas pour la Mauritanie. Il a précisé que leur visite avait pour objectif de présenter leurs condoléances après le décès du militant des droits humains Boubacar Ould Messaoud.
Il a ajouté qu’une des organisations interdites d’entrée sur le territoire avait déjà contribué à des campagnes de financement pour l’extension du Centre hospitalier national et apporté un soutien à un centre d’accueil pour femmes atteintes de cancer.
Cette sortie médiatique intervient après ce que l’IRA présente comme l’expulsion d’une délégation d’organisations américaines de défense des droits humains qui devait séjourner à Nouakchott.
