Appel urgent d’universitaires, de chercheurs, d’intellectuels, d’élus, d’activistes politiques et des droits humains, de journalistes, de cadres et de travailleurs, de féministes
APPEL URGENT
Appel urgent d’universitaires, de chercheurs, d’intellectuels, d’élus, d’activistes politiques et des droits humains, de journalistes, de cadres et de travailleurs, de féministes concernant les violations des droits civiques et politiques des Haratines en Mauritanie.
Les soussignés, en leur qualité d’universitaires, de chercheurs, d’élus, d’écrivains, d’intellectuels, de cadres ainsi que des militants politiques et associatifs engagés dans les affaires mauritaniennes et celles de la justice sociale, suivent avec une profonde inquiétude l’escalade continue des violations des droits civiques et politiques visant les mouvements de défense des droits humains, les militants Haratines et plus largement, la communauté noire de la Mauritanie. Ce qui se déroule aujourd’hui ne semble plus relever de simples cas isolés ou de dérapages circonstanciels, mais bien d’indicateurs alarmants touchant aux fondements mêmes de l’action juridique, des droits et de la démocratie. Il révèle l’aggravation d’un climat politique marqué par un tournant autoritaire régressif fondé sur la répression, l’exclusion et la réproduction des hiérarchies historiques basées sur le statut, l’ethnicité et « la race ».
AXES DE L’APPEL
I. Violations procédurales et restrictions de l’espace civique
L’arrestation des députées Mariem Mint Cheikh et Gamou Mint Achour constitue en effet, une violation flagrante des coutumes parlementaires et des garanties juridiques, notamment le principe de l’immunité parlementaire. Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus large: une répression arbitraire qui s’est traduire par des violences sanglantes et l’arrestation de militants abolitionnistes, tels que: Abdallahi Abou Diop, Elhadj ould El Id, la journaliste Warda Souleimane, Bounass ould Hmeida, Mohamed Fadel ould Eliat, Lalla Fatima, Errachida mint Seleck et leurs avocat Abderrahmane ould Zerrough. Ces arrestations sont survenues à la suite de manifestations légitimes liées à l’affaire de l’exploitation de la jeune mineure Nouha (11 ans). Ces militants exigeaient que la justice soit faite et refusaient l’impunité. La répression violente et la succession de ces arrestations marquent un recul dangereux pour les garanties d’un procès équitable, la liberté d’expression et le droit d’organisation des manifestations pacifiques. Ce climat violent menace directement l’État de droit que nous voulons bâtir.
II. Contexte historique et recrudescence du discours incendiaire
Les signataires considèrent que ces développements ne peuvent être dissociés des contextes historiques qui ont connu de multiples formes de discrimination et d’exclusion à l’égard des communautés noires en Mauritanie, allant jusqu’à une tentative de nettoyage ethnique contre les Negro-Mauritaniens en 1989 De plus, nous dénonçons fermement la diabolisation visant cette communauté à travers les réseaux sociaux, les plateformes numériques et certains médias, qui relaient des discours haineux, racistes et incendiaires explicitement adressés aux Haratines. Par conséquent, cette situation suscite une vive inquiétude. Ce discours engendre des procédés de déshumanisation et réification de cette communauté, assimilant le traitement des Noirs à celui d’animaux ou de biens de prestige échangeables. Nous appelons à un sursaut de conscience, car l’occultation de la réalité historique de l’esclavage peut mener à des divisions sociales fatales. La gravité de ces propos racistes ne réside pas seulement dans leur caractère infamant, mais dans leur capacité à banaliser le racisme, à saper la paix sociale et à raviver la mémoire des conflits intercommunautaires.
III. Tutelle identitaire et persistance de la logique d’assujettissement
Les signataires condamnent avec fermeté les tentatives d’opprimer de ceux qui s’expriment au nom des Harratines, ou aborder leur identité, leur histoire et leur avenir par procuration. Ceux-ci réfutent de réduire les Harratine à une simple « composante » subordonnée, instrumentalisée pour légitimer numériquement ou historiquement les structures politiques et sociales dominantes. Les soussignés rejettent catégoriquement cette logique d’exclusion qui cherche à imposer des définitions coercitives de l’identité Haratine ou à traiter ces derniers comme des subalternes, des « Mewali » ou un groupe subsidiaire. Les Haratines sont une composante authentique et originelle historiquement racinée dans la profondeur de cette terre et ses sociétés. Ils n’ont jamais été une communauté exogène ou fortuite née du hasard. Il n’est pas acceptable que quiconque s’autorise à redéfinir leur identité ou à parler en leur nom au gré des intérêts conjoncturels, sans prendre en compte leurs propres expériences historiques et de leurs luttes. En rupture totale avec cette logique de tutelle, les signataires estiment que les Haratines ont été et demeureront un bloc démographique, social et culturel majeur, garant de l’équilibre du pays, de sa paix sociale et de son avenir, loin de toute polarisation, tutelle ou assujettissement.
IV. Exclusion institutionnelle et sanctions administratives discriminatoires
Les signataires dénoncent l’usage systématique du limogeage, de la révocation des fonctions, la marginalisation administrative comme armes de représailles politiques contre les cadres et hauts fonctionnaires Harratines. Ces derniers sont ciblés de temps en temps au sein des institutions publiques et privées. La pérennisation de ce mode d’exclusion traduit un déséquilibre structurel dans la répartition du pouvoir, des opportunités et de la représentativité, renforçant un sentiment profond d’iniquité et de discrimination institutionnelle. Parmi les exemples récents figurent le limogeage du conseiller en communication du ministre de l’Éducation nationale, El Kori Ould Sneibe, après sa participation à une activité médiatique de l’organisation « SOS Esclaves » (avril 2021), la révocation de Hammadi Ould Lehbous, responsable de la communication du mouvement IRA, de ses fonctions de chargé de mission au ministère de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif (juin 2025), ainsi que l’exclusion d’Ahmed Salman Chahrour par le Syndicat national des médecins mauritaniens à la suite d’un entretien accordé à une chaîne médiatique internationale (mai 2026).
V. Responsabilité politique et juridique
La légitimation de la répression est dictée par le biais de lois liberticides, y compris tristement la célèbre « Loi sur la protection des symboles de l’État ». Celle –ci contribue à étouffer la liberté d’expression et à élargir le champ des persécutions politiques et judiciaires. Les signataires rappellent que la responsabilité politique et morale incombe pleinement aux autorités mauritaniennes définies par la Présidence de la République, le Gouvernement, ainsi que les ministères de l’Intérieur et de la Justice. Ils doivent garantir le respect des droits humains et d’honorer les conventions internationales ratifiées par la Mauritanie.
REVENDICATIONS
Sur la base de ce qui précède, les signataires exigent :
- La libération immédiate de tous les détenus arrêtés en raison de leurs activités pacifiques de défense des droits humains ou de l’expression de leurs opinions politiques.
- Le respect absolu de l’immunité parlementaire et des standards juridiques internationaux pour garantir des procès équitables.
- L’abrogation ou la révision urgente des lois liberticides, en premier lieu la « Loi sur les symboles ».
- L’ouverture d’enquêtes judiciaires sérieuses et impartiales sur les discours de haine, d’incitation à la violence et de racisme.
- L’arrêt immédiat des politiques d’exclusion et de marginalisation ciblant les cadres au sein des administrations publiques.
- Le lancement d’un dialogue national inclusif et sincère axé sur la justice, l’égalité et la réparation historique, en rupture totale avec les approches purement sécuritaires.
Conclusion
Les signataires réaffirment que la lutte des Haratines pour la dignité, l’égalité des droits et la justice sociale n’est ni un conflit racial ni une revendication “communautaire” étroite. Elle s’inscrit au cœur d’un combat historique majeur pour lequel des générations d’hommes et de femmes Haratines ont consenti d’immenses sacrifices, dans l’unique but de bâtir un État de droit fondé sur la citoyenneté pleine et l’égalité absolue.
LES SIGNATAIRES
Universitaires et Chercheurs
- Dr Elhadj Ould Brahim / Universitaire et chercheur, FMSH, Paris – France
- M. Abdallahi Souleimane Meissara / Chercheur et romancier, professeur CSSMV Montréal – Canada
- Dr Khaled Ould Esseisah / Professeur au département d’Histoire, Université du Wisconsin-Madison – USA
- Dr Bouha Ould Mohamed El Abd / Professeur universitaire, Université Moulay Ismaïl, Meknès – Maroc
- Mohamed Al-Qaysi Nyang / Doctorant en Histoire, Université de New York – USA
- Dr Bah Ould Biech / economist, France
- Dr Abbas Abraham / Professeur au département d’Histoire, Université du Louisiana at Lafayette – USA
- Baba Adou / Doctorant en sciences politique, Université de Floride – USA
- Cheikh Ibrahima Ould Samba / Auteur, doctorant à l’Université de Nouakchott
- Ahmed Selmane El Chahrour / Chercheur et auteur
- Bekrin Ould Elhadj / Écrivain et chercheur
- Boukhari Ould Boubkrin / prof faculté d’économie. Université de Nouakchott
- Lif Amine / Étudiant en études supérieures, Grand Canyon University – États-Unis
- Ali Massoud Hemet / Doctorant en Histoire, Université de Nouakchott
- Mini Ahmed Ould Brahim / Chercheur au département d’Histoire, Université de Nouakchott
- Mohamed Ould Sidi / Doctorant en Sociologie, Université de Nouakchott
- Mohamed Jemal / Chercheur et militant des droits humains
- Oumar Ould El Cheikh / Chercheur et militant des droits humains
- Mohamed Djibril Sneibe / Chercheur au département de Biologie, Université de Nouakchott
- Mohamed Mahmoud Mohamed El Béchir / Journaliste et écrivain
- Sidi Ahmed Ould El Fedhel / Chercheur en droit – France
- Mohamed Lemine Ould Belkheir / Étudiant en Master, IAE de l’Université de Clermont Auvergne – France
- Brahim Ould Elhassen Ramdhane / Étudiant en Master de Chimie, Université de Saint-Pétersbourg – Russie
- Ely Cheikh Saber / Chercheur et consultant juridique
- Inejih Ould Oubeid / Professeur et militant des droits humains – États-Unis
- Ismaël Ould Brahim / Chercheur en droit, Université de Nouakchott
- Fatimetou Zahra mint Ahmed / Doctorante, Université de Batna – Algérie
- Ahmed Ould Abdallahi (Nedjib) / Étudiant en Droit, Université de Nouakchott
- Ahmed Bab El Abas / Étudiant universitaire et militant des droits humains – États-Unis
- El Id Enny / Diplômé en Droit privé, militant des droits humains – États-Unis
- Oum Kalthoum mint Meissara / Étudiante en Sociologie, Université de Nouakchott
- Boubakar Sidi M’beirick / Militant des droits humains et chercheur en patrimoine
- El Boukhary El Khattat / Étudiant et militant communiste internationaliste
- Ousmane Ly / Étudiant universitaire, Université de Nouakchott – Mauritanie
- Zeid Ali Yerba / Étudiant universitaire et militant des droits humains
- Mohamed Fall Abeid / Étudiant universitaire et militant des droits humains
- Aboubakar Adam Abeidi / Chercheur en sciences économiques et sociales
Élus et Acteurs Politiques
- Yahya Loud / Député parlementaire, Circonscription d’Amérique du Nord
- Mohamed Ould Eddehane / Militant politique – Belgique
- Sidi Mohamed Ould Abdallahi / Militant politique – États-Unis
- Ahmed Beibakar / Militant politique – États-Unis
- Cheikh Mohamed Salem Ould Bilal / Militant politique et chercheur
- Saleck Ould Najem / Adjoint au Maire, Commune de Tevragh Zeina – Mauritanie
- Mohamed Lemine Lefghih / Adjoint au Maire, Commune de Teyarett – France
- Dr Ahmedou Meyah Gueye / Pédiatre et militant politique – France
- Bouyaye Mohamed Naji / Étudiant universitaire et militant des droits humains
- Sidi Ahmed Ould Sidi / Écrivain et militant politique, Genève – Suisse
- Adama Ba / Activiste et blogueur, Belgique
- Djibril Ould Mohamed / Ingénieur et militant politique
- Abdel Wahab Ould Sidy El Mokhtar / Militant politique
- Jaafar Hamza / Chercheur et militant politique, Maroc
- Ahmedou Yaala / Chercheur et militant des droits humains
- Amir Ould Mohamed / Militant politique
- Mohamed Lemine / Militant politique
- Mohamed Vall Ould Nouh / Militant politique, écrivain et spécialiste des questions syndicales
- Mohamed Saïd / Militant politique
- Aboubakar Ould Abdel Kerim / Militant politique
- Cheikh Mamine Ould El Oualed / Militant politique
- Sidi Ahmed Ould Ahmed L’Abid / Militant politique
Écrivains, Journalistes et Artistes
- Mohamed Lemin Lakdaf / Écrivain et journaliste
- Cheikh Ahmed Mahmoud Ould Nouh / Écrivain et romancier – Chine
- Ahmed Ould Chaabane / Poète – États-Unis
- El Walda mint Limam / Poétesse et militante au sein du mouvement El Hor
- Cheikhna Ould Bab Trimizi / Écrivain et romancier
- Hassen Messaoud / Écrivain et romancier
- Abbas Bouddeh / poet
- Elycheikh Mohamed Vadel / Journalist & Field Producer
- Abdel Kader Dahmane / Journaliste et chroniqueur
- Aminata mint Zeidane / Journaliste
- Ahmed Ould Kerkoub / Journalist et activist, Belgique
- Ahmed Ould M’barreck / Artist peintre
- Sidi Mbarek Eghoueil / artiste visuel et caricaturiste
Féministes et Actrices Sociales
- Aminetou mint El Moctar / Activiste féministe
- Salka mint Hmeida / Activiste féministe
- Mekfoula mint Brahim Hmeida / Activiste féministe
- Zeinabou mint Hmeida / Chercheuse et activiste des droits humains
- Aïcha mint Moustapha / Activiste féministe
- Mariem mint Brahim / Activiste féministe
- Minetou mint Ahmed / Activiste féministe
- Khady Abderrahmane / Activiste féministe
- Tarba Habib / Activiste des droits humains
- Mama Moussa / Activiste des droits humains
- Halima mint M’barek / Activiste des droits humains
- Aziza Camara / Activiste des droits humains
Cadres, Professionnels et Acteurs Sociaux
- Moustapha Ould Ahmed Diodia / Ingénieur
- Lekhal Mohamed Barka / Technicien supérieur et syndicaliste
- Mohamed Ould Maata / Technicien supérieur et syndicaliste
- Diallo Harouna / Entrepreneur
- Yeslem Mbareck Mahmoud / Ingénieur
- Ayoub Tidjani / Ingénieur – France
- Ahmed Ould Bewbe / Ingénieur – France
- Babakar Traoré / Ingénieur des travaux publics, Montréal – Canada
- Mohamed Ahmed Ould El Ghadi / Entrepreneur – États-Unis
- Mohamed El Hadrami Ahmed / assistant administratif
- Oumar Tahir Dia / Expert en audit et contrôle de gestion
- Hassen Mohamed Terbia / Comptable financier
- Ahmed Adama / Entrepreneur
- Mohamed Ould Boudgui / Entrepreneur
- Heiba Ould Bilal / Entrepreneur
- 100.Abdel Kader Ould Salek M’eilid / Entrepreneur
- 101.Bilal Ould Maatalla / Docker, Nouakchott
- 102.Moadh Ould Khelifa / Marin-pêcheur, Nouadhibou
- 103.Wah Ould Bakar / Ingénieur en électronique
- 104.Mohamed Ould Abah Meissara / Ouvrier industriel
- 105.Moustapha El Hassen Ould El Moubarak / Entrepreneur – Angola
- 106.Ahmed Ould Meaitigh / Entrepreneur – Congo
- 107.Thouban Ould Bilal Oubeid / Entrepreneur
- 108.Bilal Ould Achour / Professeur
- 109.Selim Ould Boubou / Enseignant
- 110.Selem Khoualha mint Elhor / Opératrice sociale et vendeuse de couscous
- 111.Zeinabou mint Abderrahmane / vendeuse de couscous, Nouadhibou
- 112.Aliat Ould Mohamed / Marin-pêcheur, Nouadhibou
- 113.Khelifa Ould Sid’Ali / Docker, Nouadhibou
- 114.Mohameden Ould Meijnat / Docker, Nouadhibou
- 115.Rabbah Rabou Abba / Enseignant d’école coranique (Mahadra)
- 116.Adam Ould Oubeid / Enseignant
Militants des Droits Humains, Avocats et Activistes
- 117.Abidine Salem Matalla / Activiste, Boursier du programme Mandela Washington Fellowship – États-Unis
- 118.Chouein Mahfoudh Baban / Activiste des droits humains – États-Unis
- 119.Bouha Ould Bilal / Activiste des droits humains – États-Unis
- 120.Brahim Ould Bilal / Activiste des droits humains – États-Unis
- 121.Cheibany Ould Aheimed / Activiste des droits humains – États-Unis
- 122.Ahmed Ould Maatalla / Activiste des droits humains – États-Unis
- 123.Ahmed Ould Mahmoud / Activiste des droits humains – États-Unis
- 124.Ahmed Ould Boilil / Activiste des droits humains – États-Unis
- 125.Ismaël Ould Rafe Beibou / Activiste des droits humains – États-Unis
- 126.Youssef Ould Hadmine / Activiste des droits humains – États-Unis
- 127.Lemrabott Ould Mabrouk / Activiste des droits humains – États-Unis
- 128.Mohamed Ould Sidi Mohamed / Activiste des droits humains – États-Unis
- 129.Aboubakar Ould Salah / Activiste des droits humains – États-Unis
- 130.Mohameden Ould Bilal / Activiste des droits humains – États-Unis
- 131.Moussa Amine Safi / Activiste des droits humains – États-Unis
- 132.Abdellahi Ould N’gouda / Activiste des droits humains – États-Unis
- 133.Mohamed Vall Ould Beiny / Activiste des droits humains – Canada
- 134.Mohamed Salem Ould Hreitine / Activiste des droits humains – Canada
- 135.Heiba Faye / Activiste des droits humains – France
- 136.Hamed Ould Abdallahi / Activiste des droits humains – France
- 137.Mohamed Ould Bandiougou / Activiste des droits humains – France
- 138.Ould Ehelna Ould Meitigh / Activiste des droits humains – Allemagne
- 139.Salem Cheikh Dieng / Activiste des droits humains – Allemagne
- 140.Cheikhna Ould Cheikh Chiakh / Activiste des droits humains – Allemagne
- 141.Mohamed Meissara Ould Samba / Activiste des droits humains – Allemagne
- 142.Ahmed Jeddou Bouh Benacer / Activiste politique et des droits humains
- 143.Mohamed Ould Mahfoudh / Activiste des droits humains
- 144.Yacoub Ould Ramdhane / Activiste des droits humains
- 145.Sidi Ahmed Ould Amar / Activiste des droits humains
- 146.Mohamed Ould M’barek / Activiste des droits humains
- 147.Diallo Cheikh / Activiste des droits humains
- 148.Brahima Soumaré / Activiste des droits humains
- 149.Hadmine Ould Hammar / Activiste des droits humains
- 150.Mohamed Ould Mahfoud / Activiste des droits humains
- 151.Abu Bakrin Ould Sidi Mbeirick / Activiste des droits humains
- 152.Babah Boushab / Activiste des droits humains
- 153.Sidi Dieng / Activiste des droits humains
