La situation sociale et politique par Yacoub Diarra (IRA Italie)

 Yacoub Diarra, président de la Section Italie de IRA-Mauritanie, Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste, raconte dans cette interview la situation sociale et politique de son pays, la Mauritanie. (en italien)

 

Les représentants de IRA en Italie et dans autres pays européens ont pour but la vulgarisation de l’histoire de l’esclavagisme moderne (par naissance) en Mauritanie, officiellement aboli en 1981 et pénalement sanctionné seulement depuis 2007, et la diffusion d’initiatives pour sensibiliser l’opinion publique mondiale pour que soient effacées les conditions de contrainte qui sont malheureusement encore présentes dans ce Pays.

De sources directes et indépendantes nous savons que, à cause d’un héritage culturel ou bien de l’extrême pauvreté  qui persiste en Mauritanie, 20% des presque 4 millions de ses habitants vivent encore de fait en condition d’esclavage. Le manque d’alternatives économiques et culturelles a laissé presque inchangées les conditions de dépendance de castes supérieures qui, aussi en étant numériquement minoritaires, détiennent le pouvoir dans le Pays; ce sont ces mêmes castes qui, au sens premier de la loi de 1981, possèdent des esclaves. Même si l’esclavage est pratiqué manifestement, il n’y a ni procès ni amendes en cours pour ce crime aujourd’hui.

La population mauritanienne aujourd’hui est composée de 20 % de blancs (Maures), d’ethnie arabo-berbère, qui détient le contrôle de la politique et de l’économie, et 80% de noirs, de différentes ethnies noir-africaines, dont l’une d’entre elles est celle des « anciens esclaves »(Haratin). Le gouvernement nie l’existence de l’esclavage, les hommes et les femmes dans cette condition misérable ne sont pas recensés au registre d’état civil, sont inexistants civilement et ensuite invisibles dans les statistiques officielles.

Il est évident que la modification du status quo ne rentre pas du tout dans les programmes de la caste au pouvoir et du président actuel d’aujourd’hui, issu de la même ethnie. Un film comme celui de l’Afrique du Sud, malheureusement, où une grande partie des citoyens ne devait pas avoir la possibilité de changer leur condition de vie.

Il n’y a pas de comparaisons des organismes internationaux indépendants qui sont affectés pour faire état de l’indigence et de la complète ignorance les « invisibles. » Les observatoires étrangers n’ont jamais assisté aux opérations de vote, alors que pour les berbères l’enregistrement au registre d’état civil est un droit, un traitement bien différent est réservé aux noirs.

Des avancées importantes ont été faites par le gouvernement français qui a apporté, par le ministère des Affaires Étrangères, son soutien à l’action de IRA. La fondation internationale « Frontline Defenders » dont le siège est à Dublin, qui se bat pour la défense des droits humains et civils dans le monde, a attribué à Biram en mai 2013 le prix « Front Line Award for Human Rights Defenders at Risk », une reconnaissance spéciale pour ceux qui défendent les droits humains en courant de grands risques personnels. Les Nations Unies lui ont attribué le prestigieux prix pour les Droits Humains en décembre2013.

Tous les mouvements, Italiens et Européens, qui se battent contre chaque discrimination, et tous les démocrates sincères, ont le devoir de soutenir le peuple Mauritanien en lutte et l’IRA-Mauritanie.

Consultez le site de la section italienne d’Amnesty International qui publie admirablement des rapports et données sur la situation en Mauritanie.

La lutte contre le racisme, pour l’égalité et pour la démocratie ne peut pas et ne doit pas avoir de frontières, car elle abat les frontières et les inégalités

Article édité par les Démocrates Méridionaux

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